Conçues à l'origine pour être des sanctuaires de liberté pour l'art, les institutions subventionnées se sont révélées à plusieurs reprises ces dernières années comme des pièges à censure pour les artistes et les oeuvres.
Plusieurs facteurs, législatifs, sociaux, et politiques ont concouru à cette dérive étrange dont les arts plastiques s'ils ne sont pas les seules victimes concernées, sont, du moins, la cible privilégiée et en tout cas exemplaire. Cette situation, et les réponses éventuelles à y apporter, seront abordées dans cette intervention, notamment à travers le cas de Nicolas Frespech dont l'oeuvre a été détruite par le Frac Languedoc-Roussillon obtempérant à des pressions du Front National.


Sculpteur et photographe, Olivier Blanckart a également été l'auteur de plusieurs articles parus dans différents magazines d'art sur la politique publique des arts plastiques en général puis de la censure. Il a été l'un des animateurs au sein du collectifs "les artistes" de la pétition Nationale contre la censure - BAISE MOI (PAS) - parue dans les Inrockuptibles.